Thérapie Existentielle · Première séance

Ce qui se passe
la première fois

Pas d’anamnese formelle, pas de diagnostic à poser.
Juste deux personnes qui apprennent à se voir vraiment.

Avant de commencer

Rien à préparer —
tout à amener

Contrairement à d’autres formes de suivi, une première séance existentielle ne demande pas de préparation. Pas de questionnaire préalable à remplir, pas de liste de symptômes à dresser, pas d’objectif SMART à formuler. Vous venez avec ce que vous êtes — et c’est suffisant.

Si quelque chose vous a amené jusqu’ici, c’est déjà une information précieuse. Un inconfort diffus, une question qui revient, une fatigue de qui vous êtes en train de devenir — tout cela est bienvenu. Même ne pas savoir pourquoi on vient est une entrée valide.

Le déroulement

Une heure — minute par minute

0 — 10 min

L’installation

On ne commence pas par le problème. On commence par respirer. Quelques mots simples, une présence qui se pose. Le but de ces premiers instants est de laisser le rythme du dehors se déposer — et de sentir si l’espace est sûr. La sécurité ne se décrète pas, elle s’installait.

10 — 30 min

Ce qui vous a mené ici

Pas d’interrogatoire. Une question ouverte, et le silence pour y répondre. Qu’est-ce qui vous a donné envie de ce type de rencontre ? La réponse peut être précise ou floue, rationnelle ou émotionnelle, longue ou courte. Ce qui se dit à ce moment-là porte déjà beaucoup.

30 — 50 min

L’exploration

Le thérapeute écoute — vraiment. Il relève les mots qui résonnent, les silences qui parlent, les évitements qui orientent. Il peut poser des questions — pas pour diagnostiquer, mais pour aller voir ensemble ce que vous n’êtes peut-être pas encore allé voir seul. Rien ne se force, rien ne s’arrête si ça déborde.

50 — 60 min

La clôture

On ne laisse pas une séance ouverte comme une plaie. Les dix dernières minutes servent à revenir au sol. Comment vous sentez-vous par rapport à ce qui a été dit ? Ce qui émerge de la séance n’est pas prescrit — c’est votre ressenti qui compte. Puis une question simple : voulez-vous revenir ?

Le cadre — ce que vous devez savoir

Quatre conditions
non négociables

La confidentialité absolue. Ce qui se dit dans la séance reste dans la séance. Aucun partage, aucune référence extérieure sans votre consentement explicite.

L’absence de jugement. Pas de « vous devriez », pas de « c’est bien » ou « c’est mal ». La séance existentielle n’est pas un espace moral — c’est un espace de vérité.

La liberté du rythme. Rien ne vous est imposé. Si vous ne souhaitez pas aller quelque part, dites-le. Si vous avez besoin d’arrêter, arrêtez. Votre confort n’est pas un obstacle au travail — il en est la condition.

La non-dépendance comme objectif. L’accompagnement existentiel n’a pas vocation à créer un lien thérapeutique permanent. Il vise à vous rendre capable de traverser seul ce que vous traversez, ou avec ceux qui vous entourent. Le but ultime est votre autonomie, pas votre fidélité.

« Le thérapeute est un compagnon de voyage, non un guide qui connaît la route. »

Irvin Yalom — Thérapie existentielle

Après la première séance

Trois chemins possibles

Chemin 1

Continuer avec le même accompagnant

Si la séance a créé quelque chose de sûr, vous pouvez proposer de continuer. La fréquence et le format s’accordent ensemble — rien n’est figé à l’avance. Une séance tous les 15 jours, ou à la demande selon ce qui se présente.

Chemin 2

Chercher un praticien spécialisé

Si ce qui est apparu nécessite un cadre thérapeutique plus spécifique — trauma complexe, épisode dépressif sévère, dissociation — une orientation vers un professionnel formé est la voie responsable. Ce n’est pas un échec, c’est de la clarté.

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Chemin 3

Laisser reposer

Parfois, une seule séance suffit à débloquer quelque chose. Vous repartez avec autre chose qu’un nouveau rendez-vous — avec une question, un regard différent, un espace intérieur légèrement élargi. C’est déjà beaucoup.

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Benjamin propose quelques créneaux par an. L’accompagnement est gratuit — contribution libre si vous le souhaitez.

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